
Un an jour pour jour après l’incendie majeur qui a frappé le massif des Corbières, les acteurs du territoire se sont réunis le 5 août 2026 à Jonquières pour signer la charte d’engagement du Plan Corbières 2030. André Hernandez, président de la Communauté de Communes Région Lézignanaise Corbières Minervois, figurait parmi les signataires.
Le 5 août 2025, les Corbières étaient frappées par un incendie d’une ampleur exceptionnelle. En un peu plus de 24 heures, le feu avait parcouru près de 16 000 hectares, dont plus de 11 000 hectares brûlés, touchant de nombreuses communes et causant d’importants dégâts humains, agricoles, économiques et environnementaux.
Un an après la catastrophe, Jacques Piraud, maire de Jonquières, accueillait dans sa commune la cérémonie de signature de la charte d’engagement du Plan Corbières 2030.
Cette démarche collective doit permettre de dépasser la seule reconstruction pour engager une réflexion de fond sur l’avenir du massif. L’incendie a en effet mis en lumière plusieurs fragilités structurelles des Corbières : déprise agricole, fermeture des paysages, tensions sur la ressource en eau ou encore vulnérabilité accrue face au risque incendie.
Issu notamment des travaux menés à la suite de l’incendie par une mission conjointe du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) et de l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable (IGEDD), le Plan Corbières 2030 prévoit 19 mesures réparties en cinq grands axes.
L’objectif est à la fois de mieux prévenir et gérer le risque incendie et de créer les conditions d’un territoire plus résilient, en particulier en favorisant le maintien et le développement d’une économie agricole productive et diversifiée.
L’agriculture et le pastoralisme occupent ainsi une place essentielle dans cette stratégie. Au-delà de leur rôle économique, le maintien de terres cultivées, de vignes et d’espaces pâturés participe à l’entretien des paysages et contribue à limiter la continuité de la végétation combustible.
La gestion de la forêt et l’aménagement du territoire font également partie des enjeux identifiés, avec la volonté d’adapter les pratiques aux conséquences du changement climatique et à l’augmentation du risque incendie.
La question de l’eau constitue l’un des axes majeurs du Plan Corbières 2030.
Dans un territoire particulièrement exposé aux épisodes de sécheresse, l’amélioration de l’accès à la ressource, et notamment à l’eau brute, représente un enjeu essentiel pour l’avenir des activités agricoles, mais également pour la résilience globale des Corbières et la prévention des incendies.
Cette orientation répond à la nécessité de maintenir une activité agricole viable dans les Corbières tout en adaptant le territoire aux évolutions climatiques.
La signature du Plan Corbières 2030 traduit une mobilisation collective réunissant l’État, la Région Occitanie, le Département de l’Aude, la Chambre d’agriculture et les intercommunalités concernées.
André Hernandez, président de la CCRLCM, a ainsi cosigné cette charte d’engagement aux côtés des représentants des différents partenaires institutionnels et du président de la Communauté de communes Corbières Salanque Méditerranée.
Par sa participation au Plan Corbières 2030, la CCRLCM réaffirme sa volonté de contribuer pleinement à la reconstruction et à l’adaptation des Corbières, en lien avec les communes et l’ensemble des partenaires mobilisés.
Un an après l’incendie, cette signature marque ainsi une nouvelle étape : celle d’une reconstruction qui ne consiste pas seulement à réparer, mais à préparer collectivement l’avenir des Corbières et à renforcer durablement la résilience du territoire.


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